Ces derniers jours, Barbedør a empilé les niveaux comme des chopes vides
Direction l’île aux Dragons avec mon fidèle ours, qui s’est chargé de calmer tout ce qui grognait trop fort pendant que je validais quêtes sur quêtes et envoyais valser créatures effrayantes.
Pause obligatoire dans un endroit absurdement haut pour un nain. Par chance, j’y ai croisé un frère de barbe qui a tout de suite compris mon léger malaise face au vide (genoux mous, barbe au vent). J’y ai appris l’art subtil du vol plané, porté par les courants d’air… tel une cigogne ivre armée d’un arc.
La tournée s’est terminée par un bain improvisé après une chasse épique aux grenouilles — toutes relâchées ensuite, parce que Barbedør chasse les monstres, pas les batraciens.
Bilan : des niveaux en poche, de la fourrure trempée, un ours content…
et un nain un peu plus fort, toujours aussi bougon.


Pendant que certains enchaînent les niveaux comme on enchaîne les chopes,
Barbedør a fait un autre choix.
Il a rangé les parchemins d’XP, déployé ses ailes,
et s’est lancé dans un long vol à travers l’Île aux Dragons puis Kalimdor,
à la recherche de nouveaux compagnons.
La chasse fut rude.
Les rencontres… sportives.
Entre morsures, rugissements et regards pas franchement amicaux,
aucun d’eux ne s’est laissé apprivoiser facilement.
Mais après quelques cabrioles aériennes,
de la patience naine,
et deux ou trois jurons bien sentis dans la barbe,
les bêtes ont fini par reconnaître leur maître.
Aujourd’hui, Barbedør revient moins riche en niveaux…
mais bien mieux entouré.

Hier fut un jour légendaire pour Barbedør.
Après moultes hésitations et bien trop de chopes, j’ai enfin acheté ma première parcelle. Un nain loin des montagnes, ça n’existe pas — sinon la barbe tombe et l’honneur aussi.
J’ai trouvé mon refuge sur les hauteurs, avec une vue capable de faire sangloter un murloc. Pris d’un élan héroïque (et légèrement alcoolisé), j’ai attaqué les travaux d’agrandissement à coups de marteau et de jurons ancestraux.
La guilde est évidemment la bienvenue chez moi — même si pour l’instant ça ressemble plus à un champ de bataille qu’à un palais. Manque d’or, manque de matériaux… j’ai dû poser les outils.
Mais qu’on se le dise : un nain bâtit lentement… et éternellement.




Barbedør a expédié les quêtes comme un vrai barbu sous caféine : niveau 56 validé, pause aux Cascades d’Azur.
Tout devait être calme… jusqu’à ce qu’un crapaud louche décide de s’inviter sur la photo.
Moment épique transformé en situation franchement gênante.
Et pendant que certains contemplent le paysage, Barbedør, lui, fait hurler le fusil .. posture approximative, regard sérieux, méthode simple :
pan d’abord, on voit après ……
- Bilan provisoire :
- niveaux gagnés
- Bouche de fusil encore chaude
- dignité naine froissée par un batracien géant
- chope imminente
Suite des aventures après ravitaillement en bière.



Par ma barbe givrée… quelle soirée.
Je suis passé du niveau 56 à 71, sans même avoir le temps de digérer mon sanglier à la broche.
J’ai assisté aux funérailles somptueuses des Roharts… si émouvantes que j’ai versé une larme… ou était-ce de la bière…., difficile à dire.
Puis j’ai combattu aux côtés d’un héros dragon bleu (son nom s’est noyé dans ma chope) contre les Primalistes, cette vermine sacrée bonne qu’à servir de tapis de taverne.
Et là… drame administratif.
Je reçois une lettre importante, me sommant d’arrêter immédiatement ma progression et de me rendre à Hurlement en Urgence pour défendre l’avenir d’Azeroth.
Très bien…. J’accepte avec fierté. Je lève ma chope pour la finir… et cinq minutes plus tard, complètement saoul, je me réveille dans un endroit absurdement haut perché appelé Dalaran.
Aucune idée de comment j’y suis arrivé.
Probablement un portail. Ou encore un de ces maudits crapaud bizarre ou peut être les deux.
Entre deux éclairs dans la barbe, trois pas de travers, une convocation officielle ignorée et un foie au abonné absent, j’ai gagné des niveaux, perdu ma dignité, et semé ma boussole quelque part entre Hurlevent et les nuages.
Mais Barbedør tient presque debout.
Je suis à la recherche de la taverne la plus proche à dalaran, avant de repartir.



Par ma barbe de Barbe-d’Or… quel périple.
Barbedør n’a pas simplement atteint le niveau 80 — il l’a arraché au temps lui-même.
À coups de bottes ferrées et de jurons nains, il a remonté les failles temporelles, traversant des époques oubliées, buvant dans des tavernes qui n’existaient pas encore, combattant des horreurs qui auraient dû rester coincées dans le passé (ou le futur, allez savoir).
Chaque faille était un nouveau défi.
Chaque époque, une nouvelle baston.
Chaque victoire… une nouvelle chope.
On raconte qu’il a terrassé des ennemis avant même leur naissance, aidé des héros qui ne savaient pas encore qu’ils le seraient, et perdu son fusil au moins trois fois dans des lignes temporelles parallèles (mais un vrai nain retrouve toujours son arme).
Et puis un soir, sous un ciel plein de feux d’artifice, le verdict est tombé :
Niveau 80.
Barbedør s’est arrêté.
A redressé sa barbe.
Pas un cri de joie.
Pas une larme
Mais une bonne bière pour fêter ça.

Barbedør est parti en voyage les amis.
Non, il n’a pas été vaincu.
Non, il n’a pas raté son tir.
Il a simplement décidé “d’aller voir ailleurs si la bière est meilleure”.
Il a posé son arc, vidé trois chopes “pour la route”, et promis qu’il reviendrait peut-être…
Un jour.
Si l’auberge est encore ouverte.
En attendant, pas d’inquiétude :
Son cousin Barbelave a débarqué.
Même barbe imposante.
Même regard un peu trop intense.
Même capacité à finir un tonneau sans respirer.
La seule différence ?
Là où Barbedør tirait des flèches,
Barbelave préfère tirer… des éclairs.
Le chasseur voyage.
Le chaman électrise.
Et la bière, elle, continue de disparaître mystérieusement.

Dans le quartier du Logis, j’ai croisé notre ami Uldriik, l’air sûr de lui comme s’il venait inspecter les impôts du quartier.
On s’est salué comme il se doit, puis je lui ai proposé la visite de ma propriété. Enfin… de l’extérieur. Parce que l’intérieur, disons-le franchement, résonne encore un peu. Les murs sont là. Le sol aussi. C’est déjà une base solide.
Je lui ai fait faire le tour des façades, des angles, des belles pierres bien alignées — ça, au moins, c’est propre.
Ensuite, pour détourner habilement l’attention de la décoration inexistante, je l’ai embarqué pour un tour en griffon. Une bête coriace à dompter, pas le genre à se laisser faire au premier tirage de rêne. Là-dessus, au moins, j’avais de quoi impressionner.
On a survolé les toits, pris le vent de face, histoire de se rappeler que le vide, parfois, c’est stratégique.
Et pour conclure dignement, petite chopine bien agréable. Parce qu’un intérieur vide passe toujours mieux avec une mousse bien pleine


